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Affichage des articles du 2017

Les cultures ont évolué 10 millénaires plus tôt que ce que pensaient les scientifiques

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Les anciens chasseurs-cueilleurs ont commencé à affecter systématiquement l'évolution des cultures depuis trente mille ans, soit dix mille ans de plus que ce que pensaient les experts jusqu'ici. C'est ce que révèle une nouvelle étude de l'Université de Warwick.

Le professeur Robin Allaby, de l'Ecole des Sciences de la Vie de l'Université de Warwick, a découvert que les cultures humaines étaient si vastes, depuis au moins la fin du dernier âge de glace, que cela a commencé à avoir un effet sur l'évolution du riz, du blé et de l'orge, déclenchant le processus qui a transformé ces plantes de l'état sauvage à domestique.


A Tell Qaramel, une zone dans le nord de l'actuelle Syrie, l'étude a montré que de l'épeautre a été touché il y a jusqu'à près de trente mille ans, et du riz il y a plus de treize mille ans dans le sud.

En outre, il a été démontré que l'amidonnier, un genre de blé, a été touché il y a vingt-cinq mille ans dans le su…

Découverte de la plus ancienne trace de sorgho domestiqué au Soudan

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Le sorgho commun (Sorghum bicolor) est une plante native africaine qui a été utilisée pendant des dizaines de milliers d'années par les peuples préhistoriques. Il est devenu l'une des cinq céréales les plus importantes au monde, avec le riz, le blé, l'orge et le maïs.

Sorgho ou sorgo (Sorghum bicolor). Image credit: Pethan, Botanical Gardens, Utrecht University / CC BY-SA 3.0.
Pendant un demi-siècle les scientifiques ont fait l'hypothèse que les groupes indigènes africains  avaient domestiqué le sorgho dans les zones tropicales semi-arides d'Afrique, en dehors des zones de précipitations hivernales de l'ancienne vallée du Nil égyptien où prédominaient le blé et l'orge. Cependant, aucune preuve archéologique n'existait.

Ce nouvel élément provient d'un site archéologique près de Kassale dans l'est du Soudan, datant de 3500 à 3000 avant JC, et associé à la culture du groupe Boutana. "Cette nouvelle découverte dans l'est du Soudan révèle qu…

La permaculture se développe rapidement en Inde

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Article original de Raya Cole, Dow to Earth:

"Lorsqu'on l'on se penche sur le chemin parcouru par l'agriculteur de village moyen en Inde, on réalise jusqu'où doit aller le monde développé pour atteindre la durabilité.

La simplicité des choses en Inde donne à réfléchir. Par exemple, labourer avec des charrettes à bœufs qui sont des outils en bois faits à la main, ou la préservation des graines dans des paniers en bambou scellés avec des herbes insecticides, de la bouse de vache et de l'argile...


Cependant, ce qui était autrefois des pratiques courantes disparait rapidement en raison de la mécanisation, de la monoculture et du contrôle des semences par des entreprises. De plus, les agriculteurs doivent faire face à de lourdes dettes et difficultés.

En tant que permacultrice, avec 15 années d'expérience aux Etats-Unis, je pense que l'Inde a un immense avantage comparé aux US. 67% des terres agricoles en Inde appartiennent à des fermiers qui cultivent moi…

Comment les écorces d'orange ont ravivé une forêt du Costa Rica

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Au milieu des années 1990, 1 000 camions de pelures d'orange et de pulpe d'orange ont été délibérément déchargés sur un pâturage stérile dans un parc national costaricain. Aujourd'hui, l'endroit est recouvert d'une forêt luxuriante et de vignes.

Vue aérienne de la zone fertilisée par les pelures d'orange (mosaïques d'arbres de plus de 10m et de tapis denses d'arbustes herbacés et de vignes à droite du chemin de terre) et d'une zone non fertilisée à gauche du chemin de terre (étendue rocheuse d'herbe avec des arbres dispersés d'environ 2 m de haut). Photo prise par un drone en juin 2015. Photo Tim Treuer
Une équipe menée par des chercheurs de l'Université de Princeton ont étudié ce paysage 16 ans après le dépôt des déchets d'orange.Elle a trouvé une augmentation de 176% de la biomasse aérienne (le bois dans les arbres) dans les 3 hectares étudiés. Leurs résultats ont été publiés dans le journal Restoration Ecology.


Cela met en valeur…

Agriculture par piégeage des sédiments: redécouverte d'une technique agricole vieille de 700 ans en Tanzanie

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Des chercheurs de l'Université d'York, travaillant sur un site agricole abandonné vieux de 700 ans en Tanzanie, ont montré que l'érosion des sols a bénéficié aux pratiques agricoles pendant environ 500 ans.

L'étude, publiée dans la revue Quaternary Research, rapporte que les pratiques historiques de capture des sols érodés depuis les collines pourraient être précieuses pour les techniques d'agriculture moderne.

Carol Lang, de l'Université d'York, examine les systèmes de terrasses d'Engaruka. Image: University of York
La recherche a démontré que des systèmes d'irrigation sophistiqués et des terrasses sur le site d'Engaruka n'avaient pas été construits pour prévenir l'érosion des sols, comme on le pensait jusque là, mais étaient au contraire installés pour capturer les sédiments érodés pour nourrir le paysage aride en contrebas.

Engaruka a été mis au jour en 1935 et l'on pensait à l'époque que c'était une "cité perdue"…

Les plantes aiment les microbes et les agriculteurs aussi...

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La diversité végétale de la Sunshine Coast australienne a aidé les chercheurs de l'Université de Queensland à confirmer que la culture a le dessus sur la nature, du moins en ce qui concerne les microbes végétaux.

Le directeur de l'Australian Centre for Ecogenomics, le professeur Phil Hugenholtz, rapporte qu'une étude sur les communautés microbiennes nécessaires au développement des plantes (menée par Yun Kit Yeoh) pourrait améliorer les rendements des cultures et des plantes.

Bois dans Cooloola près de la plage Rainbow en Australie. Photot: Lui Weber
"Les plantes se sont développées sur plus de 400 millions d'années pour fournir des environnements favorables aux microbes, qu'ils hébergent sur leur corps, des feuilles aux racines" rapporte le professeur Hugenholtz de l'école de chimie et biosciences moléculaires de l' Université de Queensland.

De précédentes étude s'intéressant à l'influence des communautés microbiennes sur leurs plantes hô…

Les efforts visant à réduire la pollution de l'agriculture ne sont visibles qu'après des décennies

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Les efforts des agriculteurs pour réduire la quantité de fertilisants qui atteignent les sources d'eau potable mettront des années avant d'avoir un impact positif, selon une étude de l'Université de Watrerloo au Canada.

L'étude a vu que selon le type de terrain, les efforts pour réduire les nutriments engendrant des algues, comme l'azote et le phosphore, atteignant les sources d'eau comme les Grands Lacs aux Etats-Unis, peuvent prendre des décennies avant de porter leurs fruits.

Région des Grands acs vue du ciel. Source: Wikipédia
"Au cours des dernières années, les personnes impliquées dans l'agriculture ont fait de grands efforts pour réduire l'impact des engrais sur l'eau potable," rapporte Nandita Basu, professeur associé en ingénierie et science à Waterloo, "ce que nous dit cette étude, c'est que cela peut prendre beaucoup de temps pour voir les effets des efforts de réduction de la pollution, et que nous devons faire attenti…

Les forêts tropicales ont été altérées par l'homme depuis au moins 45,000 ans

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La première étude de l'impact global des hommes sur les forêts tropicales par le passé a montré qu'ils ont modifié ces environnements pendant au moins 45000 ans. Cela contredit la supposition que les forêts tropicales étaient des environnements naturels vierges avant l'agriculture moderne et l'industrialisation.

L'étude, publiée dans le journal scientifique Nature Plants, a révélé que les hommes ont en fait eu un impact important sur de telles écologies forestières pendant des dizaines de milliers d'années, à travers des techniques allant du brûlage contrôlé de portions de forêts et de la gestion de la forêt à la gestion des plantes et des animaux et des coupes claires.

Photo: Credit: Patrick Roberts
Bien que de précédentes études avaient examiné les impacts humains sur des zones forestières spécifiques et des écosystèmes, il s'agit de la première étude à synthétiser des données du monde entier.

L'article a été publié par les scientifiques de l'Ins…

La flexibilité culturelle, clé de la survie en période de sécheresse extrême des anciens hommes du sud de l'Afrique.

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La flexibilité et la capacité à s'adapter à l'évolution des climats en employant diverses innovations culturelles, a permis aux anciennes communautés humaines de survivre pendant une période prolongée d'aridification prononcée.

La techno-tradition des anciens hommes, appelée Howiesons Poort, associé à l'Homo Sapiens qui vivait dans le sud de l'Afrique il y a environ 66000 à 59000 ans, indique que lors des périodes d'aridification prononcées, ils ont développé des innovations culturelles qui leur ont permis d’élargir considérablement la gamme des environnements qu'ils occupaient.

L'abri rocheux de Klipdrift en Afrique du Sud où des dépôts Howiesons Poort ont été mis au jour. Credit: Stephen Alvarez
Cette flexibilité culturelle a pu être la clé du succès de l'homme moderne d'après une équipe internationale de chercheurs, composée d'archéologues, de paléoclimatologues et de modélisateurs climatiques du CNRS, de l'Ecole Pratique des Hautes E…

Comment les hommes ont transformé le blé sauvage en blé domestique

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Une étude de séquençage sophistiquée a révélé que des changements génétiques ont eu lieu dans le blé lorsqu'il a été domestiqué par les anciennes sociétés agricoles du Croissant Fertile il y a environ 10000 ans.

 Photo: Credit  Zvi Peleg
Ces résultats fournissent aux scientifiques une meilleure compréhension des caractéristiques du blé moderne (la variété utilisée pour faire le pain et les pâtes) et pourraient contribuer aux efforts visant à améliorer le rendement et la qualité de cette source principale de nourriture.

La domestication du blé sauvage a entrainé un changement de ses caractéristiques (traits), concernant principalement la dormance des graines, la morphologie des épis et le développement de la céréale.


Ainsi, alors que les épis du blé sauvage se brisent à maturité, tous les épis de blé domestique restent intacts, ce qui permet de les récolter plus facilement.
Raz Avni et ses collègues ont utilisé le séquençage génétique 3D des données et des logiciels pour reconstrui…

La culture d'algues géantes pour nourrir les poissons, les hommes et réguler le climat

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Bren Smith, ancien chalutier industriel, exploite une ferme à Long Island Sound, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Les poissons ne sont pas l'objet de sa nouvelle entreprise, mais plutôt le varech et les mollusques de qualité. Les algues et les moules y poussent sur des cordes flottantes, d'où pendent des paniers remplis de pétoncles et d'huîtres.

Le varech élimine tant de dioxyde de carbone qu'il aide à désacidifier l'eau, fournissant un environnement idéal pour la croissance des coquillages. Le CO₂ est ainsi retiré de l'eau de la même manière qu'une plante terrestre absorbe le CO₂ dans l'air.

Le varech a lui-même une certaine valeur en tant que matière première dans l'agriculture et à diverses fins industrielles.

Après avoir lancé sa ferme en 2011, Smith a perdu deux fois 90% de sa culture, lorsque la région avait été touchée par les ouragans Irene et Sandy. Mais il a persisté, et gère maintenant une entreprise rentable.
L'illustration ci-dess…

Il y avait des lacs et des zones humides dans le Désert d'Atacama

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Le désert d'Atacama, au Chili, s'étend sur environ 1 000 kilomètres le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud. Il se situe entre deux rangées de montagne, empêchant l'eau d'atteindre ses vallées et ses salines, ce qui en fait l'endroit le plus sec au monde.


Une récente étude a montré que de l'eau stagnante aurait existé au cœur même de l'Atacama.

Les scientifiques ont récemment découvert des restes de plantes et animaux d'eau douce enterrés dans les sédiments des salines du désert: de grandes étendues de sol sec et salé qui parsèment le désert d'Atacama. Beaucoup de ces salines font 600 à 1000 mètres carrés, bien que certaines soient plus grandes.


Des analyses au radiocarbone on montré que des lacs d'eau douce et des zones humide ont existé dans le désert il y a 9000 à 25000 ans.
De nombreux archéologues estiment que les anciens occupants d'Amérique du Sud voyageaient de la côté ouest vers les Andes, évitant le centre sec du désert …

La plus ancienne trace de pomme de terre sauvage cuisinée découverte aux Etats-Unis

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Une équipe d'archéologues et d'anthropologues dirigée par l'Université d'Utah, a découvert des résidus d'amidon de pomme de terre dans les fissures d'un outil en pierre vieux 10900 ans à Escalante, dans le sud de l'Utah.

Le Dr Louderback tient dans sa main les petits tubercules de Solanum Jamesii. Photo credit: University of Utah
Il s'agit de la plus ancienne preuve de pomme de terre sauvage utilisée en Amérique du Nord. Cette étude archéologique est la première à identifier une espèce native du sud-ouest des États-Unis apparentée à la patate, la pomme de terre sauvage (Solanum jamesii), comme faisant partie des anciens régimes alimentaire de l'homme.

Les pommes de terre que nous achetons en magasin sont toutes des variétés qui proviennent d'une seule espèce, Solanum tuberosum, qui a été domestiquée en Amérique du Sud, sur les hauts plateaux andins, entre le Pérou et la Bolivie, il y a plus de 10000 ans. Depuis, la Solanum tuberosum s'est di…

Une étude montre qu'il vaut mieux utiliser le maïs comme aliment plutôt que comme biocarburant

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On fait pousser le maïs pas seulement pour l'alimentation: c'est également une importante source d'énergie renouvelable.

Les biocarburants renouvelables peuvent cependant être source de problèmes économiques et environnementaux cachés, et la question de savoir s'il vaut mieux utiliser le maïs comme nourriture plutôt que comme biocarburant persiste depuis l'arrivée de l'éthanol.

Pour la première fois, des chercheurs de l'Université de l'Illinois ont quantifié et comparé ces problèmes en termes d'économie de l'ensemble du système de production pour déterminer si les avantages du maïs biocarburant l'emportent sur les coûts.

Dans une nouvelle étude, le professeur Kumar et l'étudiante Meredith Richardson ont découvert qu'utiliser le maïs comme biocarburant a de plus grands coûts environnementaux et de plus petits bénéfices que d'utiliser le maïs comme nourriture. Photo by: L. Brian Stauffer
Le professeur Praven Kumar, ingénieur civil …