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Les forêts tropicales ont été altérées par l'homme depuis au moins 45,000 ans

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La première étude de l'impact global des hommes sur les forêts tropicales par le passé a montré qu'ils ont modifié ces environnements pendant au moins 45000 ans. Cela contredit la supposition que les forêts tropicales étaient des environnements naturels vierges avant l'agriculture moderne et l'industrialisation.

L'étude, publiée dans le journal scientifique Nature Plants, a révélé que les hommes ont en fait eu un impact important sur de telles écologies forestières pendant des dizaines de milliers d'années, à travers des techniques allant du brûlage contrôlé de portions de forêts et de la gestion de la forêt à la gestion des plantes et des animaux et des coupes claires.

Photo: Credit: Patrick Roberts
Bien que de précédentes études avaient examiné les impacts humains sur des zones forestières spécifiques et des écosystèmes, il s'agit de la première étude à synthétiser des données du monde entier.

L'article a été publié par les scientifiques de l'Ins…

La flexibilité culturelle, clé de la survie en période de sécheresse extrême des anciens hommes du sud de l'Afrique.

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La flexibilité et la capacité à s'adapter à l'évolution des climats en employant diverses innovations culturelles, a permis aux anciennes communautés humaines de survivre pendant une période prolongée d'aridification prononcée.

La techno-tradition des anciens hommes, appelée Howiesons Poort, associé à l'Homo Sapiens qui vivait dans le sud de l'Afrique il y a environ 66000 à 59000 ans, indique que lors des périodes d'aridification prononcées, ils ont développé des innovations culturelles qui leur ont permis d’élargir considérablement la gamme des environnements qu'ils occupaient.

L'abri rocheux de Klipdrift en Afrique du Sud où des dépôts Howiesons Poort ont été mis au jour. Credit: Stephen Alvarez
Cette flexibilité culturelle a pu être la clé du succès de l'homme moderne d'après une équipe internationale de chercheurs, composée d'archéologues, de paléoclimatologues et de modélisateurs climatiques du CNRS, de l'Ecole Pratique des Hautes E…

Comment les hommes ont transformé le blé sauvage en blé domestique

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Une étude de séquençage sophistiquée a révélé que des changements génétiques ont eu lieu dans le blé lorsqu'il a été domestiqué par les anciennes sociétés agricoles du Croissant Fertile il y a environ 10000 ans.

 Photo: Credit  Zvi Peleg
Ces résultats fournissent aux scientifiques une meilleure compréhension des caractéristiques du blé moderne (la variété utilisée pour faire le pain et les pâtes) et pourraient contribuer aux efforts visant à améliorer le rendement et la qualité de cette source principale de nourriture.

La domestication du blé sauvage a entrainé un changement de ses caractéristiques (traits), concernant principalement la dormance des graines, la morphologie des épis et le développement de la céréale.


Ainsi, alors que les épis du blé sauvage se brisent à maturité, tous les épis de blé domestique restent intacts, ce qui permet de les récolter plus facilement.
Raz Avni et ses collègues ont utilisé le séquençage génétique 3D des données et des logiciels pour reconstrui…

La culture d'algues géantes pour nourrir les poissons, les hommes et réguler le climat

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Bren Smith, ancien chalutier industriel, exploite une ferme à Long Island Sound, dans le Connecticut aux Etats-Unis. Les poissons ne sont pas l'objet de sa nouvelle entreprise, mais plutôt le varech et les mollusques de qualité. Les algues et les moules y poussent sur des cordes flottantes, d'où pendent des paniers remplis de pétoncles et d'huîtres.

Le varech élimine tant de dioxyde de carbone qu'il aide à désacidifier l'eau, fournissant un environnement idéal pour la croissance des coquillages. Le CO₂ est ainsi retiré de l'eau de la même manière qu'une plante terrestre absorbe le CO₂ dans l'air.

Le varech a lui-même une certaine valeur en tant que matière première dans l'agriculture et à diverses fins industrielles.

Après avoir lancé sa ferme en 2011, Smith a perdu deux fois 90% de sa culture, lorsque la région avait été touchée par les ouragans Irene et Sandy. Mais il a persisté, et gère maintenant une entreprise rentable.
L'illustration ci-dess…

Il y avait des lacs et des zones humides dans le Désert d'Atacama

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Le désert d'Atacama, au Chili, s'étend sur environ 1 000 kilomètres le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud. Il se situe entre deux rangées de montagne, empêchant l'eau d'atteindre ses vallées et ses salines, ce qui en fait l'endroit le plus sec au monde.


Une récente étude a montré que de l'eau stagnante aurait existé au cœur même de l'Atacama.

Les scientifiques ont récemment découvert des restes de plantes et animaux d'eau douce enterrés dans les sédiments des salines du désert: de grandes étendues de sol sec et salé qui parsèment le désert d'Atacama. Beaucoup de ces salines font 600 à 1000 mètres carrés, bien que certaines soient plus grandes.


Des analyses au radiocarbone on montré que des lacs d'eau douce et des zones humide ont existé dans le désert il y a 9000 à 25000 ans.
De nombreux archéologues estiment que les anciens occupants d'Amérique du Sud voyageaient de la côté ouest vers les Andes, évitant le centre sec du désert …

La plus ancienne trace de pomme de terre sauvage cuisinée découverte aux Etats-Unis

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Une équipe d'archéologues et d'anthropologues dirigée par l'Université d'Utah, a découvert des résidus d'amidon de pomme de terre dans les fissures d'un outil en pierre vieux 10900 ans à Escalante, dans le sud de l'Utah.

Le Dr Louderback tient dans sa main les petits tubercules de Solanum Jamesii. Photo credit: University of Utah
Il s'agit de la plus ancienne preuve de pomme de terre sauvage utilisée en Amérique du Nord. Cette étude archéologique est la première à identifier une espèce native du sud-ouest des États-Unis apparentée à la patate, la pomme de terre sauvage (Solanum jamesii), comme faisant partie des anciens régimes alimentaire de l'homme.

Les pommes de terre que nous achetons en magasin sont toutes des variétés qui proviennent d'une seule espèce, Solanum tuberosum, qui a été domestiquée en Amérique du Sud, sur les hauts plateaux andins, entre le Pérou et la Bolivie, il y a plus de 10000 ans. Depuis, la Solanum tuberosum s'est di…

Une étude montre qu'il vaut mieux utiliser le maïs comme aliment plutôt que comme biocarburant

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On fait pousser le maïs pas seulement pour l'alimentation: c'est également une importante source d'énergie renouvelable.

Les biocarburants renouvelables peuvent cependant être source de problèmes économiques et environnementaux cachés, et la question de savoir s'il vaut mieux utiliser le maïs comme nourriture plutôt que comme biocarburant persiste depuis l'arrivée de l'éthanol.

Pour la première fois, des chercheurs de l'Université de l'Illinois ont quantifié et comparé ces problèmes en termes d'économie de l'ensemble du système de production pour déterminer si les avantages du maïs biocarburant l'emportent sur les coûts.

Dans une nouvelle étude, le professeur Kumar et l'étudiante Meredith Richardson ont découvert qu'utiliser le maïs comme biocarburant a de plus grands coûts environnementaux et de plus petits bénéfices que d'utiliser le maïs comme nourriture. Photo by: L. Brian Stauffer
Le professeur Praven Kumar, ingénieur civil …